Le Magnificat, prière à Marie, va connaître une nouvelle traduction, validée par un vote des évêques en Assemblée plénière en mars 2026. Entrée en vigueur à l’avent 2026. (Source : site de l’Église catholique en France)
Au lieu de dire « son amour s’étend d’âge en âge », il a été préféré : « sa miséricorde. » Parler de miséricorde, c’est évoquer un amour qui pardonne, ce qui le qualifie plus précisément.
Au lieu de dire « en faveur d’Abraham et de sa race », il a été préféré : « Abraham et sa descendance. » En effet, la notion de race est aujourd’hui très liée à celle de racisme. Employée dans la classification des espèces animales, cette notion a, de fait, servi à opposer les différents groupes humains, avec la prétention de supériorité de certaines races sur d’autres, ce qui a entraîné des conséquences dramatiques. Pour éviter cette ambiguïté, c’est le terme de « descendance » qui est ici utilisé, mieux adapté.
Le Magnificat renouvelé ainsi :
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles. Amen !
